Nouveau SportBoats
8 12 2007![]()
Si la tentation du transportable est grande chez de nombreux plaisanciers, ces derniers sont souvent arrêtés par un choix cornélien : coque planante ultra sportive ou petit croiseur plus docile voir trop docile. Compromis entre les sportboats taillés pour la régate ou le grand large et la petite plaisance, le Bee 6,50 tente de s’imposer comme le transportable polyvalent apte à s’aligner dignement sur une ligne de départ, mais tout aussi capable d’accueillir une famille au grand complet.
Le premier bord d’observation caractérise vite le Bee 6,50. La stabilité de forme de sa carène, la hauteur du franc-bord, l’impressionnant cockpit de trois mètres de long fermés à l’arrière par une poutre supportant le rail d’écoute, les bailles à bout et la simplicité apparente de l’accastillage lui confère indiscutablement tous les attributs d’un petit croiseur côtier sûr et confortable. Néanmoins, dès que l’allure s’accélère, on apprécie immédiatement ses réelles qualités nautiques qui font de lui un racer potentiel. Raide à la toile grâce aux 140 kg du bulbe suspendus à 1,60 m sous la ligne de flottaison, le Bee 6,50 est très agréable à barrer. Vivant, il s’acquitte facilement d’un petit clapot grâce à ses fines entrées d’eau et à une carène s’appuyant largement sur ses formes arrière. Associé à un bouchain très marqué, il en résulte un voilier qui mouille peu, qui trouve vite ses marques à la gîte et qui, au portant, offre de belles échappées sans risque d’enfournement.
Moins bien toilé que ses concurrents le Bee 6,50 est pourtant nerveux et il répond parfaitement aux sollicitations d’Éole. Sa garde-robe a en effet bénéficié de tous les soins. Il suffit pour s’en rendre compte de s’attarder sur le foc latté monté sur enrouleur lequel est parfaitement intégré dans le pont, et sur la grand-voile lattée à corne. Le spi asymétrique trouve quant à lui sa place à l’extrémité du bout-dehors rétractable qui pointe à 2,50 m de l’étrave. Le plaisir en navigation est donc entier. Le Bee 6,50 est nerveux sans être fougueux, sa barre reste douce même dans les risées où le simple fait de jouer avec l’ouverture de la voile — grâce au fort débattement du chariot de grand-voile – suffit à rétablir l’assiette.